L’hypertension (pression artérielle élevée) est souvent le premier symptôme visible de la glomérulopathie C3 (C3G) et de la glomérulonéphrite membranoproliférative à complexes immuns (IC-MPGN). La tension artérielle étant régulièrement vérifiée lors des visites médicales, les changements sont souvent détectés avant l’apparition d’autres signes de troubles rénaux. Cela rend la détection précoce cruciale, car l’hypertension artérielle peut à la fois provoquer et résulter d’une maladie rénale.
L’équilibre des reins
Les reins jouent un rôle essentiel dans la régulation de la pression artérielle grâce à l’équilibre hydrique et au contrôle hormonal. Lorsque les reins sont endommagés, ils ont du mal à remplir cette fonction, ce qui entraîne une hypertension rénale. Une hypertension artérielle incontrôlée accélère les lésions rénales, créant un cycle dangereux.
Les reins filtrent les déchets, gèrent les électrolytes et produisent de l’urine à l’aide d’unités microscopiques appelées néphrons. Ces néphrons ne peuvent pas se régénérer s’ils sont perdus. Le corps peut temporairement compenser en augmentant la charge de travail sur les néphrons restants (hyperfiltration), mais cela conduit finalement à un déclin supplémentaire.
Selon le Dr Marc Richards, néphrologue, “Nous commençons avec environ un million de néphrons par rein. Lorsqu’ils échouent en raison du vieillissement, de l’hypertension ou d’une maladie rénale, les autres se surmenent, finissent par s’épuiser et détériorer la fonction rénale.”
Avancées du traitement : inhibiteurs du complément et contrôle de la pression artérielle
Les progrès récents dans les médicaments inhibiteurs du complément s’attaquent à la cause profonde du C3G et de l’IC-MPGN. Cependant, le contrôle de la tension artérielle reste essentiel pour protéger la structure rénale contre d’autres dommages. « La réduction de la tension artérielle profite à tous les patients atteints d’une maladie rénale, quelle qu’en soit la cause sous-jacente », souligne le Dr Richards.
Médicaments ciblant le système RAAS
Les médicaments contre la tension artérielle pour ces affections se concentrent sur le système rénine-angiotensine-aldostérone (RAAS). Ce système régule la pression artérielle en contrôlant la réabsorption du sodium et de l’eau ainsi que la constriction des vaisseaux sanguins.
Un SRAA hyperactif entraîne une hypertension, une insuffisance cardiaque et une maladie rénale chronique. Les inhibiteurs de l’ECA et les ARA bloquent ce système, dilatant les vaisseaux sanguins dans les unités de filtrage des reins (glomérules), réduisant ainsi la pression interne et protégeant les néphrons.
Ajustements du mode de vie : régime alimentaire et exercice physique
Les médicaments seuls ne suffisent pas. L’alimentation, en particulier l’apport en sodium, a un impact significatif sur la tension artérielle en cas de maladie rénale. Les reins endommagés ont du mal à éliminer l’excès de sodium, ce qui entraîne une rétention d’eau et un gonflement.
La diététiste Jen Hernandez recommande :
- Lire les étiquettes des aliments pour connaître leur teneur en sodium (viser moins de 140 mg par portion)
- Limiter les aliments transformés
- Cuisiner à la maison avec des ingrédients frais
- Utiliser des herbes et des épices au lieu du sel
La gestion des liquides est également essentielle. Un gonflement des jambes, des pieds ou du visage indique une accumulation de liquide. La surveillance quotidienne du poids et de la tension artérielle peut aider à ajuster l’apport en sodium en conséquence.
L’exercice régulier (150 minutes par semaine) est bénéfique, mais commencez lentement et développez la cohérence. De petits changements, comme le suivi de la consommation alimentaire ou l’utilisation d’applications de suivi de la tension artérielle, peuvent faire une grande différence.
L’essentiel
L’hypertension est souvent le premier signe de C3G et d’IC-MPGN, ce qui rend des examens réguliers essentiels. La combinaison de nouveaux inhibiteurs du complément avec la gestion de la pression artérielle par des médicaments et des changements de mode de vie est l’approche la plus efficace pour ralentir la progression de la maladie et prévenir l’insuffisance rénale. Une surveillance constante et de petites habitudes durables sont essentielles à la santé à long terme.



















