Une nouvelle recherche révèle un lien surprenant entre quand vous mangez et votre risque de développer l’ostéoporose, la maladie qui affaiblit les os et augmente le risque de fracture. Bien que le calcium, la vitamine D et l’exercice soient bien connus pour la santé des os, sauter le petit-déjeuner et dîner tardivement sont désormais associés à une incidence plus élevée de fractures, en particulier chez les personnes âgées. Cette découverte souligne à quel point les routines quotidiennes influencent la résilience osseuse à long terme.

Les résultats de l’étude : bien plus que ce que vous mangez

Une étude portant sur plus de 927 000 adultes a suivi les habitudes alimentaires et les taux de fractures pendant environ 2,6 ans. Les données ont montré que les participants qui sautaient régulièrement le petit-déjeuner couraient un risque 18 % plus élevé de fractures ostéoporotiques, tandis que ceux qui dînaient tard avaient un risque 8 % plus élevé. Ces associations sont restées significatives même après avoir pris en compte des facteurs tels que l’âge, le poids, le tabagisme et l’exercice.

Il ne s’agit pas simplement d’une simple corrélation ; l’étude suggère que le moment des repas a un impact direct sur la santé des os. Le mauvais sommeil, le manque d’exercice et le tabagisme y contribuent également, mais le moment des repas apparaît comme un facteur modifiable.

Pourquoi le timing est important : les mécanismes biologiques en jeu

Le lien entre le moment des repas et la santé des os peut provenir de plusieurs processus biologiques :

  • Perturbation du rythme circadien : les os, comme les autres systèmes du corps, fonctionnent sur une horloge interne. Des habitudes alimentaires irrégulières peuvent perturber cette horloge, interférant avec le renouvellement et la densité osseuse.
  • Calcul des nutriments : Le petit-déjeuner est une occasion cruciale d’obtenir des nutriments clés tels que le calcium, la vitamine D et les protéines. Le sauter peut créer un déficit qui ne sera pas facilement compensé plus tard.
  • Niveaux de cortisol : Manger tard le soir peut augmenter le cortisol (l’hormone du stress), qui, il a été démontré, réduit la densité osseuse au fil du temps.
  • Qualité du sommeil : Sauter le petit-déjeuner et manger tard étaient liés à un sommeil de moins bonne qualité, qui est indépendamment associé à des os plus faibles.

Ces facteurs sont souvent concomitants : les personnes qui sautent le petit-déjeuner sont également plus susceptibles d’adopter d’autres habitudes malsaines, comme fumer et faire peu d’exercice, ce qui aggrave les risques.

Ajustements simples pour des os plus solides

L’étude suggère d’apporter ces changements simples pour soutenir la santé des os :

  • Prenez un petit-déjeuner : Un petit repas riche en nutriments comme un yaourt avec des baies ou des œufs avec des légumes peut fournir des éléments de base essentiels à la solidité des os.
  • Dîner décalé plus tôt : terminez de manger au moins 2 à 3 heures avant le coucher pour éviter des niveaux élevés de cortisol et favoriser la qualité du sommeil.
  • Maintenir la cohérence : des habitudes alimentaires régulières aident à synchroniser l’horloge interne de votre corps, réduisant ainsi l’impact des sauts de repas sporadiques.

Ces ajustements, combinés à des exercices de mise en charge, à une supplémentation en vitamine D et à un sommeil adéquat, peuvent créer une puissante défense contre la perte osseuse.

Des os solides ne dépendent pas uniquement de l’apport en calcium ; ils sont le résultat de l’alignement de vos habitudes quotidiennes sur les rythmes naturels de votre corps. Cette recherche renforce l’idée selon laquelle le moment où vous mangez peut être tout aussi important que ce que vous mangez pour la résilience osseuse à long terme. En donnant la priorité au petit-déjeuner, en espaçant les repas et en finissant le dîner plus tôt, vous pouvez non seulement favoriser la santé des os, mais également améliorer les niveaux d’énergie, le sommeil et le bien-être général.